« Même si j’adore les animaux, je ne suis pas militante pour la cause animale. Par contre, je suis très intéressée par les façons de faire de ces militants. Mon sujet me fascine car la cause animale a été peu étudiée et je fais avancer la recherche sur ce sujet !»

Les chercheurs

Léa NEVERS

Bourgogne Europe
Sciences de l'Information et de la Communication

Des images chocs d’animaux pour mobiliser le public ?

Léa Nevers est jeune chercheuse en Sciences de l’Information et de la Communication au laboratoire CIMEOS (Communications, Médiations, Organisations, Savoirs) , à l’Université Bourgogne Europe. Dans son équipe, les chercheurs analysent les façons dont nous communiquons à notre époque. Léa s’intéresse à la manière dont les associations s’approprient les outils de communication en ligne. Plus particulièrement, elle étudie certains militants de la cause animale. Son objectif est de comprendre comment ces militants diffusent des images violentes sur les réseaux sociaux et pourquoi. 

Depuis le XIXe siècle, des gens luttent pour défendre les animaux et éviter qu’ils souffrent. Plusieurs générations de militants se sont succédées, et de nombreuses façons de défendre les animaux ont émergé. De nos jours, les réseaux sociaux sont indispensables pour communiquer. Les militants les utilisent donc pour diffuser des informations et recruter des soutiens.  

Léa étudie une forme de communication particulière utilisée par certains militants : la « violence audiovisuelle ». Cela peut être sous forme d’images violentes ou symboliques.  Cette forme de communication a déjà été étudiée pour les militants qui défendent des droits humains mais peu par ceux de la cause animale. Déjà au XIXe siècle, les militants publiaient dans les journaux des illustrations choc pour dénoncer les violences faites aux animaux. Est-ce que les images violentes permettent de mobiliser des soutiens ? Comment est construite la violence audiovisuelle ?  Quels sont ses effets sur le public ? C’est ce que cherche à comprendre Léa. 

Pour étudier cette forme de communication, Léa s’intéresse à trois associations défendant les animaux : L214, Sea Shepherd et PETA. L214 lutte contre l’élevage des animaux dans de mauvaises conditions. Sea Shepherd défend les animaux marins. PETA milite contre les animaux d’expérimentation. Elle récupère leurs posts sur Instagram pour les analyser. Parmi tous ces posts, elle trie et récupère ceux qu’elle identifie comme de la violence audiovisuelle, et les classe en plusieurs catégories. Puis, elle étudie les images et les textes qui y sont associés.  

Léa cherche à trouver des points communs entre les différentes images violentes diffusées pour voir quelles stratégies communes sont utilisées pour faire réagir les gens.

 

Fiche publiée en 2025.

Objectifs
  • Étudier les associations qui défendent les droits des animaux avec des images violentes sur les réseaux sociaux  
  • Déterminer les critères de la violence audiovisuelle et comprendre son fonctionnement 
  • Comprendre l’impact des images violentes sur le public