« Ce conflit oblige les pays d’Asie centrale à faire des choix difficiles : rester proches de la Russie ou se tourner vers de nouveaux partenaires (Chine, Inde, Iran, Turquie, Europe, États-Unis). »

Les chercheurs

Michaël levystone

INALCO - Paris
Sciences Politiques

L’Asie centrale face à la Russie en guerre : s’aligner ou s’éloigner ?

Michaël Levystone est doctorant au CREE (Centre de Recherche Europes-Eurasie) à l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales), co-fondateur de l’Observatoire de la Nouvelle Eurasie (ONE) et donne des conseils à de grandes entreprises françaises sur les questions géopolitiques. Grâce à ses expériences de travail au Kazakhstan et en Russie, il s’intéresse à l’évolution des relations entre Moscou et les pays d’Asie centrale (Kazakhstan, mais aussi Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan), dans le contexte de la guerre en Ukraine.

L’Asie centrale se compose de cinq États : Kazakhstan, Kirghizstan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan. Ces pays sont au contact de deux zones de tensions majeures : l’Afghanistan et l’Ukraine. C’est animés d’un esprit de coopération qu’on ne leur connaissait pas depuis leurs indépendances acquises en 1991 que les pays centrasiatiques font face à ces deux défis.

En entrant en guerre contre l’Ukraine en 2014, la Russie a brisé son lien de confiance avec ses voisins européens. Ce changement majeur a conduit Moscou à se tourner vers de nouveaux partenaires, notamment en Asie.

Michaël se pose la question du rôle joué par l’Asie centrale dans ce « Pivot vers l’Orient » de la Russie. L’Asie centrale se tient-elle aux côtés de son grand voisin du Nord, avec qui elle partage une histoire commune ? Ou profite-t-elle de l’intérêt accru qu’elle suscite auprès d’autres grandes puissances pour prendre ses distances ?

Pour y répondre, Michaël a recours à différents outils. D’une part, il lit des livres, des rapports d’organisations internationales et des articles scientifiques. De l’autre, il s’entretient avec des experts de l’Asie centrale. Enfin, il se rend sur le terrain quand c’est possible, par exemple au Kazakhstan et en Ouzbékistan.

 

Fiche publiée en 2026. 

Objectifs
  • Analyser les relations entre la Russie et les pays d’Asie centrale aujourd’hui ;
  • Étudier les liens de la Russie avec l’Asie du Sud (Afghanistan, Pakistan, Inde, Bangladesh).