« L’art en perlerie se fait en harmonie avec la nature, les femmes amérindiennes témoignent de leur passion et du respect qu’elles portent aux éléments de l’univers. »

Les chercheurs

Mireille Badamie

Guyane
Histoire et Lettres

MIREILLE BADAMIE est une jeune chercheuse qui prépare un doctorat en littérature, sur les pratiques artistiques en Guyane, en particulier l’usage des perles chez les amérindiens. Mireille est d’origine Kali’na, un peuple amérindien du littoral. Dès son plus jeune âge, elle a été sensibilisée à cette tradition par sa famille et ses proches. Elle reste fascinée par la perlerie amérindienne et tous les ornements qui sont réalisés à partir de perles ou de graines végétales. Passionnée, elle souhaite que l’on considère autrement ce que certains appellent de l’artisanat. Elle veut tout simplement changer le regard sur la perlerie : c’est bien une forme d’expression artistique qui porte des symboliques fortes pour les amérindiens de Guyane.

Pour cet artisanat, les amérindiennes sont souvent en contact avec la nature. Lorsqu’elles réalisent ces objets d’art, par exemple ici, les colliers, elles aiment reproduire les éléments de la nature comme les animaux, tels que le « kulewako » qui se prononce « kouléwako », le « Perroquet » en langue kali’na. Il existe d’autres motifs traditionnels, comme « la tête du grand chef avec sa coiffe ». Elles font aussi des dessins géométriques. Les femmes et les hommes aiment porter ces parures lors des cérémonies. Les colliers ont un rôle important et bien souvent, ils portent des messages.

Ces modèles se font encore, mais de plus en plus, les femmes réalisent des parures avec des motifs qui plaisent à la nouvelle clientèle, européenne ou créole. C’est pour cette raison qu’elles vont parfois ajouter des grosses perles nacrées sous plusieurs formes, avec leurs petites perles habituelles.
Cela devient un mélange entre « Traditions et Modernités ». Les commerçants aussi désirent vendre ces colliers dans leurs magasins, alors il faut s’adapter parfois, à cette nouvelle demande.

Pour pouvoir parler de cette perlerie, Mireille, observe toutes ces femmes « aux doigts de fée » dans leurs ateliers, ce qu’elle considère comme son laboratoire de recherche. Elle leur pose des questions, elle est présente parfois sur les stands, elle observe les clients, elle apprend à redécouvrir ce
merveilleux monde d’artistes. Elle regarde cet art en perlerie, avec un autre œil, une autre pensée.

La perlerie amérindienne

Objectifs
  • Découvrir l’histoire de la perlerie
  • Offrir des supports numériques, des ressources documentaires accessibles à tous (étudiants chercheurs, professeurs, passionnés d’art)
  • Exporter cet art, c’est-à-dire lui donner une dimension internationale, en conservant sa base traditionnelle