« Quelque soit le domaine étudié, je crois que nous tendons tous vers un idéal. Le mien est de me rapprocher un peu plus des étoiles. »

Les chercheurs

Maud LOUVIOT

Université de Bourgogne
Physique

Du méthane dans l'atmosphère des exoplanètes

Maud LOUVIOT est jeune chercheuse en physique au Laboratoire Interdisciplinaire Carnot de Bourgogne.

Elle étudie le comportement à haute température du méthane, un gaz qui a été détecté dans l’atmosphère d’astres très chauds et très éloignés de la Terre : les exoplanètes. Pour comprendre ce qui se passe sur ces planètes, Maud se sert d’expériences et de formules mathématiques qui expliquent petit à petit le comportement du méthane. Ainsi elle pourra mieux connaître ces territoires lointains.

Les exoplanètes sont des planètes situées hors de notre système solaire. Chacune tourne autour d’une étoile (comme la Terre autour du Soleil). La seule information que les astrophysiciens reçoivent de ces mondes lointains est... la lumière ! Ce n’est pas l’exoplanète qui émet de la lumière, c’est l’étoile située derrière. Quand la planète passe devant son étoile, nous pouvons alors l’observer grâce à des télescopes puissants, un peu à la manière d’une bille qui passerait devant la lumière d’un phare. Il se trouve que la lumière de l’étoile passe par l’atmosphère de l’exoplanète avant de nous arriver. Et cette lumière n’est plus la même avant et après ce passage. Le challenge de Maud est alors de faire « parler cette lumière » : comment a t-elle changé après le passage par l’exoplanète ?

Maud s’intéresse plus précisément au méthane, un gaz qui serait présent dans l’atmosphère de certaines exoplanètes. Comment ce méthane réagit avec la lumière ? Laisse t-il une emprunte ?

Des expériences, auxquelles Maud collabore, permettent de comprendre ce qu’il se passe pour la lumière quand elle croise le chemin du méthane. Mais les conditions de ces expériences, effectuées sur Terre, sont différentes de celles des exoplanètes (où la température est extrêmement élevée par exemple). Alors Maud travaille sur des formules mathématiques complexes et des graphiques pour reproduire les mondes très chauds et lointains des exoplanètes. Elle espère ainsi en apprendre plus sur ces territoires encore mystérieux.

 

Objectifs
  • Réaliser des expériences sur le méthane afin d’améliorer les calculs théoriques.
  • Reproduire par des formules mathématiques ce qu’il se passe dans l’atmosphère très chaude des exoplanètes.
  • Comprendre les phénomènes se produisant dans l’atmosphère des exoplanètes pour expliquer l’origine de ces astres et peut être ainsi mieux comprendre l’origine de la Terre.
Ateliers

Date de début à l'Experimentarium : avril 2014